Préproduction — configuration temporaire : aucun email n’est envoyé (inscription, mot de passe oublié et invitations indisponibles) ; les mentions légales sont incomplètes. Cet environnement n’est pas ouvert au public.
Aller au contenu

Mobilité professionnelle

Toutes les formes de collaboration, pas seulement le CDI

Une carrière de cadre ne tient pas dans un seul type de contrat. Selon le moment, le projet et l’envie, un poste durable, une mission de quelques mois, une fonction partagée entre plusieurs entreprises ou une activité menée pour son propre compte répondent mieux que les autres. Cet espace décrit neuf formes de collaboration sans en recommander aucune, pour que le choix se fasse en connaissance de cause.

Pour chaque solution

  • Une définition, en droit français et sans jargon
  • Les avantages que cette forme apporte réellement
  • Les situations auxquelles elle convient
  • Les partenaires du réseau qui l’accompagnent

9 solutions

Neuf façons de travailler comme cadre

Les deux premières sont des contrats de travail classiques, les suivantes ouvrent sur la mission, l’indépendance et l’entreprise. Aucune n’exclut les autres, et beaucoup de parcours les enchaînent au fil des années.

  • Contrat à durée indéterminée

    Le contrat à durée indéterminée lie un salarié et un employeur sans terme fixé à l’avance, et le code du travail en fait la forme normale et générale de la relation de travail. Il prend fin par une démission, par un licenciement motivé ou par une rupture conventionnelle négociée entre les deux parties. Pour un cadre, il s’accompagne souvent d’une convention de forfait lorsque la convention collective de l’entreprise le prévoit.

  • Contrat à durée déterminée

    Le contrat à durée déterminée est conclu pour une tâche précise et temporaire, et seulement dans les cas que la loi énumère, parmi lesquels le remplacement d’un salarié absent, un accroissement temporaire d’activité ou un emploi saisonnier. Il ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise. Son terme est fixé dès la signature ou, dans les cas que la loi admet, lié à la réalisation de l’objet pour lequel il a été conclu.

  • Management de transition

    Le management de transition confie à un cadre expérimenté une responsabilité opérationnelle pour une durée annoncée, le temps de conduire une transformation, de remplacer un dirigeant ou de traverser une période difficile. Le manager décide et rend compte comme le ferait le titulaire du poste, puis transmet à son successeur. La mission se contracte le plus souvent par un cabinet spécialisé, qui salarie le manager ou traite avec lui en tant qu’indépendant.

  • Temps partagé

    Le travail à temps partagé permet d’exercer la même fonction pour plusieurs entreprises à la fois, lorsque aucune d’elles n’a le besoin ni les moyens d’un poste à plein temps. Il prend la forme de plusieurs contrats à temps partiel, d’un contrat unique avec un groupement d’employeurs ou avec une entreprise de travail à temps partagé qui met le cadre à disposition de ses membres ou de ses clients, ou encore d’une activité indépendante répartie entre plusieurs donneurs d’ordre. Chaque entreprise dispose ainsi d’une compétence de direction à la mesure de son besoin réel.

  • Portage salarial

    Le portage salarial repose sur une relation à trois. Le cadre porté trouve lui-même ses clients et négocie sa prestation, l’entreprise de portage l’emploie et facture le client, puis lui verse un salaire après avoir retenu ses frais de gestion et les cotisations sociales. Le code du travail encadre cette forme d’emploi et la réserve à des prestations qui demandent une expertise, une qualification et une autonomie suffisantes ; le porté conserve le statut de salarié, et avec lui sa protection sociale et ses droits à l’assurance chômage.

  • Mission

    La mission décrit un mode d’intervention plutôt qu’un statut juridique : un objectif défini, un périmètre écrit, une durée annoncée et un résultat attendu. Le cadre l’exécute dans le cadre qu’il a choisi, en portage salarial, en indépendant, en intérim ou en contrat à durée déterminée. C’est la forme la plus courante lorsqu’une entreprise a besoin d’une compétence rare pour un temps limité.

  • Consulting

    Le consulting consiste à vendre une expertise sous forme de conseil : un diagnostic, des recommandations, puis l’accompagnement de leur mise en œuvre. Le consultant reste extérieur à la ligne hiérarchique de son client, à la différence du manager de transition qui occupe le poste. L’activité s’exerce en entreprise individuelle, en société, au sein d’un cabinet ou en portage salarial.

  • Entrepreneuriat

    L’entrepreneuriat consiste à créer ou à reprendre une entreprise et à en assumer la direction. La forme juridique se choisit selon le projet, de la micro-entreprise à la société par actions simplifiée, et elle détermine le régime social et fiscal du dirigeant. La reprise d’une entreprise existante est une voie à part entière, souvent plus rapide qu’une création pour un cadre qui apporte un métier et un carnet d’adresses.

  • Intérim cadre

    L’intérim cadre repose lui aussi sur une relation à trois : l’agence de travail temporaire emploie le cadre, l’entreprise utilisatrice l’accueille et dirige son travail, et le contrat de mission fixe la durée et le motif du recours. Comme le contrat à durée déterminée, il ne peut servir qu’à une tâche précise et temporaire. Certaines agences proposent aussi un contrat à durée indéterminée intérimaire, qui maintient le lien d’emploi entre deux missions.

Le principe

Le choix de la forme vous appartient

MY MADO rapproche des profils et des critères de recherche, explique le pourcentage de compatibilité qu’il calcule et ouvre la conversation quand l’intérêt est réciproque. Il ne décide ni du contrat, ni du moment, ni des conditions : ces questions se règlent entre vous et l’entreprise, et cette page n’existe que pour que vous sachiez ce qui est possible.

L’algorithme propose. L’humain rencontre. L’entreprise décide.

Les textes de cet espace décrivent le droit du travail français dans ses grandes lignes et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel. Ils ne citent volontairement ni montant, ni taux, ni seuil, parce qu’une valeur juste aujourd’hui cesse de l’être à la première réforme sans que personne repasse derrière une page éditoriale.